Accueillie dans les locaux du Lycée viticole de l'Oisellerie, l'association des bouilleurs de cru du Cognac organisait le mercredi 25 mars une dégustation d'eaux-de-vie nouvelles.
La dégustation était précédée d'une conférence de M. Robert LEAUTE, Oenologue et Maître de Chai Expert au LEC (Cognac) , qui après avoir présenté un bref historique de la distillation a détaillé les principes fondamentaux de la distillation charentaise avant de commenter la dégustation des eaux-de-vie.
La région de Cognac compte la plus grande concentration au monde d'alambics : on dénombrerait pas moins de 4 000 alambics dans un rayon de 20km autour de Cognac.La qualité du cognac dépend de la qualité du vin de distillation, des caractéristiques de l'alambic charentais et de la méthode de distillation utilisée.
Le cognac est certainement le spiritueux le plus difficile à élaborer : qui maîtrise l'élaboration du cognac saura sans difficulté élaborer tout autre spiritueux que ce soit du whisky ou du rhum.
En ce qui concerne la dégustation, nul besoin d'un don particulier pour déceler les particularités d'une eau-de-vie. En effet, il est essentiel de pouvoir détecter ce que tout le monde peut déceler dans le produit.

La dégustation de l'eau-de-vie se fait au nez, le verre à la verticale, sans tourner le verre. Avez-vous identifié cet arôme de poire, de banane, de bonbon anglais caractéristique de l'acétate d'isoamyle, ou encore cet arôme d'ananas provenant du caproate d'éthyle ?

Nous sommes ici très proche du monde des parfums. Rien d'étonnant à cela. En effet, une eau-de-vie de Cognac, juste après la distillation en alambic titre environ 70% Vol. et se compose de 70% d'alcool éthylique (ou éthanol) de près de 30 % d'eau et surtout de 6 à 8 grammes par litre de substances volatiles. C'est là une composition très voisine de celle d'un parfum.
M. Michel Boutant, Président du Conseil général de la Charente s'initie à la dégustation des eaux-de-vie.
